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Le traitement inégal de la question des prisonniers par Nicolas Sarkozy
publié le samedi 7 mars 2009 Younes Salameh Lundi dernier (2 février), le président français Nicolas Sarkozy, toujours avide de beaux discours, a réaffirmé à Charm el-Cheikh que la libération de Gilad Shalit en échange de prisonniers palestiniens est une priorité des Français, qui « n’accepteront jamais que la vie du soldat détenu par le Hamas soit en danger ».
Ce franco-israélien était caporal dans l’armée israélienne lorsqu’il fut capturé par le Hamas le 25 juin 2006. Depuis son accession a la présidence, Nicolas Sarkozy ne cesse de réclamer sa libération. La famille du prisonnier a été reçue à trois reprises à l’Elysée et Gilad Shalit a été fait citoyen d’honneur de la ville de Paris en décembre 2008. Ce déploiement diplomatique contraste largement avec le cas de Salah Hammouri. Fils d’un Palestinien de Jérusalem-est et d’une Française, en clair pas moins français que Gilad Shalit, il est détenu depuis mars 2005 par les Forces de Défense israélienne dans l’indifférence la plus totale des autorités françaises. Les motifs d’inculpation dont il fait l’objet sont faibles pour ne pas dire inexistants. On reproche au jeune franco-palestinien d’être passé avec des amis devant le domicile du rabbin Ovadia Yossef, personnalité importante de l’extrême droite religieuse israélienne et du parti le Shass. Virulent à de multiples reprises à l’encontre des arabes, le rabbin est sous surveillance permanente ce qui a permis de retrouver Salah et ses amis. On accuse alors Salah d’appartenir au FLDP, Front de Libération de la Palestine, ce qui est démenti par les deux parties. Salah Hamouri va alors connaitre trois ans de détention administrative, comme la majorité des prisonniers palestiniens. Le procureur propose un marché à Salah. S’il avoue les faits qui lui sont reproché, sa peine sera de 7 ans, le double s’il campe sur ses positions. Suivant les conseils de son avocate, Salah se résigne à accepter. L’affaire ne peut que susciter l’indignation :
La détention scandaleuse de Salah Hammouri n’est malheureusement pas une exception. Selon le Comité international de la croix rouge, ils sont aujourd’hui 11500, dont près de 400 enfants et 120 femmes à être actuellement détenu par les autorités israéliennes. La quasi totalité est emprisonné à l’intérieur d’Israël. Cela rend ainsi très complique les visites des familles, la plupart des Palestiniens ne pouvant obtenir une permission pour se rendre en Israël. Preuve une nouvelle fois encore du non respect du droit international par l’occupant israélien et de l’inexistence des sanctions de la communauté internationale contre de telles pratiques. |
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